L'ATHLETE AU SERVICE DE LA SCULPTURE



Le privilège d’AGIAS LE PANCRACIASTE est double. Non seulement il ouvre par sa victoire de - 484 le palmarès de l’époque classique, mais surtout il reste pour l’histoire l’un des rares athlètes à avoir aujourd’hui une statue éponyme.

Alors que de nombreux champions ne sont retenus que de façon générique (le Discobole, le Pugiliste, l’Apoxyomène, le Diadumène ou le Doryphore), Agias, le champion de - 484, est quasiment le seul à avoir son nom dans le marbre grâce à un ex-voto de l’un de ses descendants. Contrairement aux 230 statues vues par Pausanias à Olympie au IIe siècle de notre ère, la sienne a échappé aux pillages, aux tremblements de terre et à l’usure du temps.

Cette œuvre majeure ciselée par l’un des maîtres de la statue athlétique, Lysippe de Sicyone, peut être admirée au musée de Delphes grâce à une copie romaine.