- 404 (94e Jeux) : UNE FEMME DEMASQUEE A OLYMPIE

CALLIPATEIRA : L'ENTRAINEUR ETAIT UNE ENTRAINEUSE



Une fois encore, c’est grâce aux écrits de Pausanias que l’histoire de l’olympisme antique  passe à la postérité.

Son « tour de la Grèce » au 2ème siècle de notre ère, plein de descriptions et d’anecdotes, est une mine de renseignements précieux qui a évité aux Jeux antiques de sombrer dans l’oubli le plus total, de tomber dans la plus profonde amnésie.

Et, de toute évidence, l’histoire de Callipateira méritait bien la postérité…

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L'EPIQUE
-404
Intrusion féminine sur le stade

      

- 404, cette année-là…

Athènes : Capitulation  devant Sparte
Perse : Mort de Darius II et avènement d’Agésilas II
Grèce : Fin de la guerre du Péloponnèse

LA CHRONIQUE DE PAUSANIAS

« Callipateira est, disent-ils, la seule femme qui s’y soit laissé prendre. Son mari étant mort avant elle, elle prit tout l’ajustement d’un maître de gymnastique et conduisit son fils à Olympie pour combattre dans les jeux. »
Pausanias, Le Tour de Grèce V,6

LES FEMMES D’OLYMPIE

  • La prêtresse de Démeter, « seule femme mariée autorisée à assister aux Jeux », selon Pausanias.
  • Callipateira, la mère du champion démasquée en 404.
  • Cyniska, la première femme couronnée en - 396 et - 392 en tant que propriétaire d’un char.
  • Bellistiche, vainqueur d’une course de biges (poulains attelés) en  - 268.
LES HERAIA : LES JEUX DES FEMMES

Chaque année olympique, les femmes vierges pouvaient participer à une course sur les 5/6e de la piste, soit une distance de 160 mètres.
Dédiée à la déesse Hera, cette compétition baptisée « Les Héraïa » se courait en tunique blanche laissant le sein droit découvert.
Ce sein droit dévoilé incarnait, selon la légende, le soleil.
Pour les Jeux féminins, le sein -à - l’air était un vrai symbole : un symbole olympique !

L’HERITIERE

Le Tour de France, comme les Jeux antiques, fut longtemps un monde d’où les femmes étaient exclues. Pour suivre son ami chroniqueur Antoine Blondin sur une étape, la chanteuse Dalida a dû, selon la légende, se déguiser en homme.

Comme Callipateira avant elle !

 
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