An 93 (218e Jeux) : La chasse au chasseur de primes

APOLLONIUS LE PUGILISTE DISQUALIFIE



A vouloir être trop gourmand en croquant dans le gâteau lucratif des Jeux  organisés dans près de 300 cités du monde gréco-romain, on en vient à manquer l’essentiel : la beauté du sport dans les grands rendez-vous.

C’est ce qu’Apollonius d’Alexandrie a appris à ses dépens lors des Jeux de 93. Trop sollicité à courir la prime dans des Jeux moins célèbres mais sans doute plus lucratifs, le boxeur surnommé « l’arroseur » par ses pairs a été exclu des Jeux d’Olympie pour retard puis pour mensonge.

Retenu par des Jeux en Asie mineure, il arriva en retard à Olympie.

La suite de l'article sur le livre "Les Géants d'Olympie" aux éditions écrituriales ( 322 pages, 20 euros)
A commander d'un clic sur http://www.ecrituriales.com/catalogue/alain-cadu/

L'EPIQUE
An 93
LA GALERE POUR APOLLONIUS

                    

REPERES

79 : Pompéi et Herculanum ensevelies
81 : Domitien succède à Titus
90 : Achèvement du palais impérial du Palatin à Rome

LA CHRONIQUE DE PAUSANIAS

« Apollonius fut le premier Egyptien condamné par les Eléens non pas pour corruption active ou passive, mais  pour avoir déshonoré les Jeux »

Pausanias, Histoire de la Grèce

HERACLIDE CHAMPION « AKONATI »

Apollonius ayant été éliminé pour tricherie, son adversaire dénonciateur Héraclide fut déclaré vainqueur akonati, ce qui signifie en grec « sans se couvrir de poussière ».

Le cas le plus célèbre dans l’histoire d’Olympie remonte à -480 quand Dromeus de Mantinée fut déclaré vainqueur « akonati » après le forfait de Théagène de Thasos, renonçant au pancrace après sa victoire épuisante au pugilat contre Euthymos de Locres.
 
PAPYRUS EXPRESS
:  93, Cette année-là

L’Olympiade qui commence s’appellera « l’Olympiade Apollonis ».Le vainqueur du stade, en effet, porte ce patronyme très proche d’Apollonius l’arroseur.
Lui, au moins, sa victoire, il pourra l’arroser !
D’Apollonius à Apollonis, il n’y avait qu’un pas que l’Olympiade a franchi

LES SURNOMS DES CHAMPIONS
  • Apollonius : l’arroseur
  • Diagoras : le periodonike 
  • Sostratos : le casseur de doigts »
  • Hermogene : le cheval
Quant aux pugilistes abîmés par les coups, on les appelait souvent « Otothladias » (oreilles en forme de chou-fleur)