- 512 (67e Jeux) : LA LUTTE FINALE POUR LE CHAMPION

LE DESTIN ATTEND MILON AU COIN DU BOIS



( Milon, la suite) Un simple mortel ne peut pas passer toute sa vie sur les hauteurs de l’Olympe. A force de tutoyer les Dieux, même le plus grand des mortels doit apprendre à redescendre sur terre et à redevenir un homme.

Milon de Crotone l’a appris à ses dépens : on ne devient pas un héros impunément. Cela peut déplaire aux Dieux.

Le plus célèbre des Crotoniens, en effet, ne s’était pas contenté d’être un champion. Il semblait n’avoir connu que des bonheurs dans sa vie. Il était devenu l’homme le plus riche de Crotone et le disciple préféré de Pythagore. Il avait même sauvé d’une mort certaine le mathématicien et ses disciples, retenant de sa seule force la colonne du portique des Pythagoriciens à Crotone le temps de l’évacuation de tous les disciples avant qu’elle ne s’effondre.

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L'EPIQUE
-512
La fin d'une légende

                


LES GRANDS  LUTTEURS D'OLYMPIE

  • Hippostene de Sparte: six victoires de - 632 à - 608
  • Etimocle de Sparte: cinq victoires de - 604 à - 588
  • Milon de Crotone: six victoires de - 540 à - 516
  • Capros d'Elis: premier doublé lutte / pancrace en -212
  • Kareline de Russie: trois titres entre 1988 et 1996

LES JEUX DE FOIRE DE MILON

GRENADE :
« Il tenait une grenade dans sa main de telle manière qu’on ne pouvait ni la lui ôter ni la lui faire écraser »

DISQUE :
« Debout sur un disque huilé, il se jouait des efforts de ceux qui se jetaient sur lui et le poussaient pour l’en faire sortir. »

VEINE :
«Il se ceignait le front d’une corde et retenait ensuite sa respiration jusqu’à ce que le sang en remontant gonflât les veines de sa tête et rompit la corde »

(d’après Pausanias, L’Elide VI, 14)

MILON FAIT LE BOEUF A OLYMPIE

« Tel était Milon lorsqu’il souleva de terre un bœuf de quatre ans lors de la fête de Zeus. L’ayant soulevé avec autant de facilité que s’il eût été un petit mouton, il plaça la bête sur ses épaules et la transporta au milieu de ceux qui célébraient la fête. »

(d’après un poème de Dorios)

PAPYRUS  EXPRESS

« Il n’est donné qu’aux Dieux de ne point vieillir et de ne jamais mourir »

Sophocle dans « Œdipe à Colone »