- 512 (67e Jeux) : COURSE HIPPIQUE : UNE VICTOIRE DESARÇONNANTE

PHIDOLAS ET SA JUMENT PEU CAVALIERE



Aux Jeux d’Olympie, le spectacle sportif commençait le second jour par les courses sur l’hippodrome. Après une première journée consacrée aux processions et au culte des Dieux, la foule nombreuse et bigarrée prenait possession de l’hippodrome pour assister à l’épreuve-phare : la course de chars tirée par quatre chevaux.

Sur les douze tours de la piste, le spectacle ne manquait ni de suspense ni de violence contentant un nombreux public avide de sensations fortes. Venait ensuite la course montée, entrée au programme d’Olympie en - 648.

La course avait alors été remportée par un certain Kraxilas  ou Krauksidas de Krannon. Depuis, aucun autre nom de vainqueur n’a été conservé et il faut attendre - 512 pour trouver Phidolas de Corinthe au palmarès, grâce aux écrits bien postérieurs de Pausanias.

Quand la "Brise" fur venue…

Il faut dire que la jument Brise appartenant à Phidolas de Corinthe a défrayé la chronique de la 67e édition des Jeux.

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L'EPIQUE
-512
Brise, l'as de Phidolas


La chronique de Pausanias

«La jument de Phidolas de Corinthe, qui, d’après les archives corinthiennes, se nommait Brise, désarçonna son jockey juste au départ de la course, courut cependant à la perfection, contourna la borne, accéléra lorsqu’elle entendit la trompette et atteignit les juges la première ; se rendant compte qu’elle avait gagné, elle s’immobilisa.
Les Eléens proclamèrent Phidolas victorieux et l’autorisèrent à dédier sa jument.»

L'épreuve:

- Six tours de l’hippodrome, soit environ 6 kms
- Chevaux de 5 ou 6 ans non ferrés et montés sans selle et sans étriers
- Seconde épreuve des Jeux après la course de chars
- Cavaliers jeunes et légers, souvent des adolescents
- Epreuve dangereuse avec de nombreux accidents

Le culte des chevaux

Si l’histoire n’a retenu aucun nom de cavalier, elle célèbre toujours certains chevaux vénérés par leur propriétaire

- Les chevaux de Cimon de Stesagora, trois fois vainqueurs à Olympie étaient enterrés, selon l’historien Hérodote, en  face de lui dans un tombeau de marbre

- Les chevaux de Cléosthène d’Epidamnos, vainqueurs de la course de char, s’appelaient Phoinix, Korax, Knakias, Samos

- Selon Suétone, l’empereur Caligula voulait que son cheval devienne consul.