- 476 (76e Jeux) : UN POETE POUR MAGNIFIER LE SPORT

PINDARE, LE FLAGORNEUR DES PUISSANTS



On ne peut pas dire que la modestie et les sens critique étouffaient beaucoup Pindare. Mais ses textes qui ont miraculeusement traversé les siècles apportent sur les Jeux un éclairage plus qu’intéressant : essentiel.

Ses odes appelées pompeusement épinicies chantent les victoires de ses « clients » et montrent l’importance qu’ils accordaient aux Jeux, que ce soient ceux d’Olympie, de Delphes, de Némée ou d’Isthmia.

Il nous reste aujourd’hui une collection de textes qui éclairent les Jeux antiques et complètent les informations que Pausanias livrera plus tard à la postérité. Derrière la dithyrambe et la flagornerie à l’égard des puissants se dessinent des portraits d’époque instructifs.

La voix de son maître

Il est clair en effet qu’après sa victoire en course montée aux Jeux de - 476, son puissant « ami » Hiéron ambitionne de remporter la course essentielle de l’hippodrome : le quadrige. Qu’on en juge!

La suite de l'article sur le livre "Les Géants d'Olympie" aux éditions écrituriales ( 322 pages, 20 euros)
A commander d'un clic sur http://www.ecrituriales.com/catalogue/alain-cadu/

L'EPIQUE
-476
Pindare, la voix des Jeux


Pindare en bref

- 528 : Naissance de Pindare à Thèbes
- 476 : La première olympique «  à Hiéron Syracusain »
- 464 : Son ode pour Diagoras en - 464  est gravée en lettres d’or sur le temple d’Athéna à Lindos dans l’île de Rhodes
- 438 : Mort brutale à Argos dans le théâtre

LES AUTRES CHANTRES DU SPORT

BACCHYLIDE DE KEOS - 510  - 440

Il s’autoproclamait « le rossignol de Kéos », mais une épigramme de l’anthologie palatine l’opposant à Pindare lui reproche son bavardage excessif :

« Pindare, voix sacrée des Muses ; ô Bacchylide, sirène babillarde »

SIMONIDE DE KEOS  v. - 553  - 464

Oncle de Bacchylide, il est considéré comme le premier poète mercenaire. Il se faisait payer pour ses écrits.
On lui doit la célèbre tirade en l’honneur des héros de Thermopyles qui se sont sacrifiés face aux Perses en - 480 :

« Passant, va dire aux Spartiates que nous gisons ici pour obéir à leurs lois ! »


Les héritiers


- Pierre de Coubertin, couronné aux Jeux de 1912 à Stockholm au concours d’art et littérature pour son « Ode au sport »

- Maurice Genevoix pour son roman « Vaincre à Olympie »

- Henri de Montherlant, pour ses « Olympiques »

- Antoine Blondin pour ses Chroniques majuscules dans « L’Equipe »