- 460 (80e Jeux) : UNE EPIGRAMME POUR L'ETERNITE

LADAS D'ARGOS, LE COUREUR VOLANT



LADAS D’ARGOS, LE COUREUR VOLANT

Il ne suffit pas d’une victoire olympique pour laisser son nom à la postérité. Il faut, en plus, que la performance soit relayée par l’un des médias de l’époque : odes, ouvrages d’historiens, épigrammes, sculptures, textes sur les socles de statues. Mais, surtout, il faut que le document franchisse sans encombre le passage des siècles.

Il ne suffit pas à l’athlète de briller sur le stade. Encore faut-il avoir de la chance dans la course du temps. Combien de sculptures et de textes précieux ont disparu ? Pour une ode de Pindare ou pour une sculpture d’Agias retrouvées, combien ont disparu à tout jamais.

Ladas d'Argos, le coureur volant, ne serait qu’un nom dans un palmarès de 921 vainqueurs recensés et de plusieurs milliers perdus à jamais si une épigramme retrouvée (voir la colonne olympique) n’avait mis en valeur sa vélocité et son aisance sur la piste. Une phrase préservée, que ce soit une inscription sur une tombe, un ex-voto ou une épigramme, contribue à faire entrer un athlète dans la légende.

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L'EPIQUE
-460
Ladas, l'as de la vitesse


LA COLONNE OLYMPIQUE

Pic et pic et épigramme :

«Le stade, Ladas l’a t’il foulé ou bien l’a t’il survolé ? Il n’est pas possible de le dire, tant sa vitesse est prodigieuse. »

Anthologie palatine 16,53

A vos marques

On ne sait pas trop qui donnait le départ des courses d’Olympie : le sonneur de trompette, le héraut ou bien un des hellanodices. Ce qu’on connaît, c’est la formule de départ :


PODA PARA PODA !    A vos marques
ETIMI !           Prêts
APITE!            Partez

En marge :

Le poids des mots, le choc des pectoraux

« Ils devaient avoir les épaules fortes et un cou puissant comme les pentathlètes, mais avec des jambes fines. Les coureurs tenaient leurs bras serrés au corps, en les portant en avant, cependant qu’en fin de trajet, ils faisaient les mêmes mouvements que les coureurs du stadion »

Les coureurs de dolichos vus par Euclide

 
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