An 89 (217e Jeux) : PALMARES...LE BENEFICE DU DOUTE

HERMOGENE : ETRE OU NE PAS ETRE TRIASTE



Malgré toutes les tables olympiques, tous les écrits d’Hérodote et de Pausanias ainsi que les papyrus ou les ex-votos retrouvés, le doute subsiste concernant certaines performances.

Qu’en est-il de la fiabilité des documents retrouvés ? Faut-il les prendre au pied de la lettre malgré des contradictions ou des aberrations flagrantes ?

Il est difficilement concevable, par exemple, d’attribuer en s’appuyant sur Pausanias 1400 victoires à Théagène de Thasos, même en comptant les festivals locaux où il a pu gagner sans le moindre mal des compétitions sans grand intérêt. Pour la beauté du sport, il vaut mieux retenir, outre ses victoires olympiques, ses succès aux autres jeux panhelléniques de Némée, Corinthe ou Delphes, soit un total de 24 couronnes aux Jeux Sacrés.

Huit couronnes olympiques ou seulement six?

Comment, par exemple, comptabiliser les victoires du coureur Hermogène  de Xanthos ?

La suite de l'article sur le livre "Les Géants d'Olympie" aux éditions écrituriales ( 322 pages, 20 euros)
A commander d'un clic sur http://www.ecrituriales.com/catalogue/alain-cadu/

L'EPIQUE
An 89
Un palmarès à géométrie variable


PAPYRUS-EXPRESS:
Les sources olympiques


-Les tables olympiques sont la source incontournable du palmarès olympique. On les doit à des personnalités telles que Hippias d’Elis, Aristote, Erastosthène, Phlegon de Tralles ou Sextus Julius Africanus qui les ont rédigées, complétées, mises à jour au fil des siècles
-Les textes essentiels de Pindare, Hérodote, et surtout Pausanias qui ont réussi à franchir le cap de la postérité, complétés par les écrits plus récents.
-Les découvertes des chercheurs : les épigrammes, les sculptures, les épigraphes, les papyrus, les ex-votos et  toutes les trouvailles  épargnées par les guerres, les pillages et autres tremblements de terre.
-Les ouvrages plus récents de spécialistes des Jeux antiques comme Moses L Finley, Luigi Moretti ou K. Palaiologos.

On comprend qu’après un tel voyage dans le temps, après les déchiffrages et les recoupements, le doute subsiste parfois.

 Comme pour Hermogène !

Il faut que le lecteur nous accorde le droit au flou artistique, le droit au flou olympique.

Les bribes de l’histoire m’ont  plongé plus d’une fois dans le puits du flou.

Plus que la lettre, j’ai essayé de préserver, malgré les doutes et les extrapolations, l’esprit.

L’esprit olympique !

 
http://hut.indosiar.com/