197 (244e Jeux) : HEUREUX QUI COMMUNIQUE

AURELIUS ASCLEPIADES ASSURE SA NOTORIETE



Quand la notoriété posthume d’un athlète s’affirme par son autopromotion dans la pierre, elle ne peut qu’être sujet à caution.

Les 33 victoires de l’alexandrin Aurélius Esclépiades gravées dans la pierre lors des Jeux sacrées ne tiennent qu’à sa propre communication.

Info ou intox ? Nul ne sait mais Asclépiades a, incontestablement, été un grand pancratiaste puisque, selon les tables olympiques, il s’est imposé deux fois à Olympie : en 193 puis en 197.

Le champion autocélébré, comme la plupart des grands vainqueurs, est devenu un personnage incontournable dans la vie de sa cité, Alexandrie.

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L'EPIQUE
An 197
Un champion du buzz


Le palmarès d'Asclepiades

-2 victoires à Olympie en 193 et 197
-33 victoires aux Jeux sacrés
-de nombreuses victoires aux jeux thématiques

Jeux sacrés, jeux thématiques

On appelle jeux sacrés ou stéphanites, les 4 grands Jeux du circuit puis quelques autres ne rapportent à l’athlète que la couronne et le ruban du vainqueur noms Ils sont toujours cités en tête du palmarès de l’athlète dans l’ordre suivant : Olympie, Delphes, Isthmia et Némée, puis les autres jeux sacrés.

Les jeux thématiques récompensés par de l’argent viennent ensuite. Ils sont les ancêtres de nos meetings actuels en athlétisme

Jeux d'Aphrodisias: les primes

On ne connaît pas le montant des primes distribuées à Alexandrie, mais on connaît celui des primes distribuées aux Jeux d’Aphrodisias en Carie au premier siècle de notre ère. Il révèle que le pancrace est la discipline la plus rémunératrice, devant le pugilat et la lutte alors que les hoplites et les pentathlètes sont les parents pauvres.

-Pancrace : 3.000 deniers
-Lutte et Pugilat : 2000 deniers
-Stade : 1250 deniers
-Diaulos : 1200 deniers
-Dolichos : 750 deniers
-Pentathlon :   500 deniers
-Course en armes : 500 deniers

Certains concours plus renommés pouvaient rapporter au vainqueur jusqu’à 6.000 deniers,  soit un talent. A titre indicatif, les sportifs étaient, comme aujourd’hui, bien rétribués. La preuve ! A cette époque, la solde annuelle d’un légionnaire s’élevait à environ 300 deniers
 

 
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