1928 (302e Jeux) : UN FINLANDAIS ENTRE DANS LA LEGENDE

LA NEUVIEME COURONNE DE PAAVO NURMI

Quand, en 1952, Paavo Nurmi, l’idole de tout un peuple, a allumé la vasque olympique des Jeux de Stockholm, tous les Suédois se sont enflammés derrière leur héros olympique.

Ils tenaient enfin leur revanche sur les hellanodices du 20e  siècle.

Les membres du Comité International Olympique, en effet, avaient privé leur coureur de fond d’une probable dixième victoire olympique en lui interdisant de participer aux Jeux de 1932 pour professionnalisme.

La suite de l'article sur le livre "Les Géants d'Olympie" aux éditions écrituriales ( 322 pages, 20 euros)
A commander d'un clic sur http://www.ecrituriales.com/catalogue/alain-cadu/

 

L'EPIQUE
1928
La preuve par neuf


NURMI-EXPRESS

1897 : Naissance
1920 : 3 médailles d’or
1924 : 5 médailles d’or
1928 : 1 médaille d’or
1932 : interdit de Jeux pour  professionnalisme
1952 : dernier porteur de la flamme olympique
1973 : décès
La statue de Nurmi: du bronze et de l'argent

Si Nurmi avait le sens de la course, il avait aussi le sens des affaires. Lors de la sculpture de sa statue, il a non seulement refusé de payer le sculpteur. Il a, en plus, exigé d’être payé.
Pas étonnant que ses ennemis retiennent de lui cet aphorisme dans la droite ligne des épigrammes de la Grèce antique ou de l’anthologie palatine :

«On disait que ses tarifs étaient aussi  élevés que son pouls était bas.»

La course aux flambeaux

L’histoire propose parfois des retours de flamme. A Athènes, lors des Panathénées, existait une épreuve de relais baptisée « lampadédromia »: les concurrents se relayaient tous les 60 m environ sur une distance totale de 2.500 m entre l’Académie et l’Acropole en se passant une torche allumée.

Il revenait ensuite à l’archonte de la cité d’allumer le feu avec la flamme du dernier relayeur de l’équipe vainqueur.

L’histoire de Nurmi a rejoint l’histoire antique : après ses neuf couronnes, il est devenu le dernier relayeur des « lampadédromia » modernes.

C’est à lui, en effet, qu’est revenu l’immense honneur d’allumer la flamme sacrée aux Jeux de 1952 après le long relais pédestre depuis Olympie.

Nurmi, disciple de Pythagore?

«La course à pied, c’est de la mathématique »

Telle a été, pour Paavo Nurmi, sa conception très méthodique et très pythagoricienne de l’entraînement et de la compétition.
Tel a été son théorème tout au long de sa brillante carrière.